Blog,  Technique

Qu’est ce qu’un gabarit ?

Les gabarits : L’accessoire indispensable pour des motifs parfaits

Lorsqu’on entre dans le monde du patchwork, on découvre un univers incroyable : celui du petit matériel de patchwork et des accessoires en tout genre ! Les quilteuses sont fans d’accessoires ! Elles aiment surtout se faciliter la vie, dans toutes les étapes de la réalisation de leurs ouvrages. Le premier de tous, ce sont les gabarits.

A moins que tu ne te lances dans le patchwork déstructuré, (ni règle – ni gabarit, ça fait une sacré devise, ça…j’en reparlerai plus tard), tu auras besoin de gabarits pour créer tes motifs et tes blocs. Je t’explique aujourd’hui ce que c’est et comment s’en servir.

le gabarit en patchwork

Définition : Qu’est ce qu’un gabarit ?

Le gabarit est un outil servant à reproduire des formes, géométriques ou partielles, pour réaliser un bloc ou un motif d’appliqué.

Des Gabarits de matières différentes

Selon le modèle ou l’envie, tu peux trouver des gabarits de matières différentes :

  • Carton plus ou moins épais 

    Le carton, plus ou moins épais, est celui que tu utiliseras le plus spontanément. Tout le monde en a chez soi, il est disponible immédiatement. Même si tu tends vers le 0-déchet et moins d’emballages comme moi, je suis sûre que tu as des emballages cartons. J’en ai toute une collection, compilée depuis plusieurs années maintenant. Lorsque je fais la cuisine, je mets de côté les emballages cartons. Une manière sympa de les recycler. Tout y passe : emballage de tablettes de chocolat (voilà, maintenant, tu connais mon péché mignon!), les boîtes de céréales, de pâtes,….Il y en a de toutes les formes et de toutes les couleurs !

    Tu peux acheter également des lots de gabarits en carton fin : des hexagones, des losanges, ….C’est pratique, car c’est un gain de temps, ils sont tous à la même taille, et ils sont tous découpés !

    quels gabarits choisir pour le patchwork
    La diversité des gabarits fait la richesse du patchwork
  • Rhodoïd

    Le Rhodoïd est une feuille plastique transparente un peu rigide. Elle est utilisée en pâtisserie pour chemiser des moules et cercler des entremets, ou encore réaliser des motifs en chocolat. Les quilteuses l’ont recyclé pour leur activité favorite. Le Rhodoïd a l’avantage d’être transparent, ce qui permet par exemple de sélectionner une partie de tissu, un dessin, que l’on souhaite répéter pour la réalisation d’un bloc. C’est ce qu’on appelle la coupe sélective (ou fussy cutting en anglais)

    feuille de Rhodoïd
    le Rhodoïd permet de créer des gabarits très simplement
  • Acrylique

    L’acrylique est cette matière plastique dure utilisée pour les règles et les gabarits. La matière transparente permet de bien ajuster les motifs que l’on souhaite choisir. Cela a l’avantage d’être réutilisable à l’infini, et les fabricants de gabarits et règles ont eu la bonne idée d’ajouter des repères, des mesures pour s’adapter à toutes sortes de tailles.

    gabarits acrylique Marti Mitchell
    Les gabarits Marti Mitchell sont très résistants et pour toutes sortes de blocs
  • Stencil pour quilting (« pochoir » en anglais)
    Les stencils sont des gabarits spécifiques utilisés pour reproduire les motifs de quilting. Lorsque tu as réalisé ton top, préparé ton sandwich et choisi ton motif de quilting, de matelassage, tu peux utiliser des modèles de pochoirs. On en trouve donc dans le commerce. Ce sont des feuilles plastiques de rhodoïd, transparentes et plus ou moins souples.
    Les pochoirs ont l’avantage d’être disponibles de suite lorsque tu te lances dans ton quilting. Mais ils ont l’inconvénient de ne pas convenir à tous les modèles que tu réaliseras.

    Dans ce cas, tu peux créer toi même ton propre stencil. Il te faut quelques compétences et un peu de matériel de scrapbooking, car il te faudra évider certaines parties du dessin pour passer le stylo, mais c’est tout à fait faisable.

    stencil plume pour patchwork
    Les stencils, ou pochoirs, permettent de créer des dessins délicats sur le top
  • Freezer paper
    Le Freezer paper est un papier doublé d’une face thermocollante. Il permet de réaliser des formes très précises pour les appliqués. J’en ai parlé dans le post sur les techniques de l’appliqué.

Des gabarits de toutes les formes

  • Gabarits pour le piécé :

    Tu trouveras des gabarits pour toutes sortes de blocs. Certaines créatrices ou certaines marques proposent même l’ensemble des pièces pour créer un bloc ou pour créer un quilt entier.carré, losanges, hexagones, courbes, triangles, il y en a pour tous les goûts !

  • Gabarits pour l’appliqué :
    Ces gabarits sont à réaliser soi-même : rond, formes pour oiseaux, pétales de fleurs, toit et fenêtres de maisons, personnages…. Découvre sur Pinterest toutes les possibilités

Quels gabarits choisir ?

Y-a-t-il des gabarits mieux que les autres ? Certains gabarits peuvent être utilisés pour le patchwork main, et/ou machine. Je pense notamment à ceux de Marti Mitchell, dont certains disposent d’un trou pour marquer le point de jonction à chaque angle. Ce même gabarit peut être utilisé tel quel pour faire des découpes au cutter rotatif pour du patchwork machine.

Dans les revues de patchwork, les gabarits des modèles expliqués se trouvent dans l’encart spécial à la fin de l’ouvrage : Il te faut donc les préparer sur du carton ou du rhodoid avant de te lancer.

La multitude d’outils te permet de tester plusieurs méthodes, et de choisir celles qui te correspondent le mieux ou celles qui servent au mieux ta créativité.

Comment se servir des gabarits ?

Comment utiliser les gabarits ? Y-t-il des techniques pour s’en servir au mieux ? Voici les quelques conseils que je peux te donner :

  • Si la forme est régulière :

La forme est une figure (géométrique) régulière, un carré, un rond, un rectangle,…tu peux poser directement le gabarit sur l’envers du tissu. Tu maintiens le gabarit avec une main, tu marques les points de jonctions et les traits de couture.
Lorsque tu maintiens le gabarit, prends soin également de poser un doigt ou deux sur le tissu, cela évite que le tissu ne se déforme un peu lorsque tu passeras avec le stylo. En se déformant un peu, cela risque de fausser les traits et ne pas correspondre exactement au gabarit de départ.

  • Si la forme est irrégulière :

Il peut s’agir d’un triangle quelconque, celui qui a 3 côtés inégaux, cela peut être un motif de chat pour un modèle d’appliqué…ou toute autre forme qui ne soit pas parfaitement régulière. Pour obtenir la forme dans le bon sens sur l’endroit du tissu, tu vas devoir la reporter en miroir sur l’envers. Pour cela, tu marques sur l’endroit du gabarit « Endroit » ou « Nom de la pièce » , par exemple « Pièce A » ou « Corps du chat » ou « Pétale 1 ». Puis tu retournes ta pièce et tu la poses à la place souhaitée sur l’envers du tissu. Il ne te reste plus qu’à marquer les traits, les points de jonction s’il y en a, et de découper avant de coudre.

Dans tous les cas, si tu créés tes propres gabarits sur du carton ou du rhodoid, il est toujours bon de marquer le nom de chaque pièce dessus. Cela évite les grands moments de solitude, pour savoir si c’est l’endroit ou l’envers, ou si c’est la fleur 1 ou 2…

Pour éviter de les perdre pendant ton projet en cours, tu peux rassembler tes gabarits dans des pochettes plastiques. J’utilise le plus petit format des sacs congélation avec zip. Je peux noter dessus le nom du motif, le projet. Le plan de travail d’une quilteuse brodeuse peut très vite devenir un vrai chantier…Savoir que les différents éléments sont rassemblés au même endroit peut éviter des crises de nerfs pour retrouver « ses petits ». Cela ne m’empêche pas de chercher mes ciseaux en permanence !!!

ranger ses gabarits de patchwork
Pour avoir mes petites pièces de gabarits, je les rassemble dans de petits sacs de congélation zippés. Mes ciseaux pour couper le carton m’accompagnent dans cette opération.

Fabriquer son propre gabarit

  • Une bible des blocs pour créer ses gabarits

J’aime beaucoup le piécé. J’ai acheté il y a quelques années un livre de Jinny Beyer. C’est un peu une bible des blocs. J’ai appris à créer divers blocs, à la taille que je veux. Certains modèles s’inscrivent dans un carré, d’autres dans un hexagone. Pour avoir certains motifs, il faut d’abord dessiner un grille de carrés, ou une étoile à huit branches. Cela donne des repères pour obtenir la forme finale.

  • Réaliser un bloc

Dans cet exemple, j’ai réalisé un bloc en forme de grillage. Il s’agit d’un challenge organisé par France Patchwork pendant le confinement 2020, #ensemblemalgretout. Tu pourras voir de très belles choses en allant voir sur les réseaux sociaux, ou sur le site de France Patchwork.

Ce challenge m’a permis de reprendre contact avec le « Slowstiching » ce mouvement qui favorise un retour à plus de lenteur, à se reconnecter avec le moment présent, à valoriser le faire soi-même et le fait-main. Je te montre ici, comment j’ai réalisé ce bloc. Tu verras qu’il y a des pièces irrégulières, il a donc fallu que je les place en miroir sur le tissu.

Toutes ces manipulations ne sont pas nécessaires quand tu suis les modèles des magazines. J’aime suivre les modèles des magazines, même si je dévie souvent. Mais j’aime aussi créer mes propres motifs.

gabarits de patchwork motifs inverses
Dans ce bloc, les pièces en mauve seront dans le bon sens si les gabarits sont reportés en miroir sur l’envers du tissu. Un moment d’inattention, et c’est l’erreur. J’ai du les reproduire de nouveau dans le bon sens !

 

Et toi, quels sont tes gabarits préférés ? Y-en-a-t-il qui te posent problème ? Raconte-moi tout dans les commentaires! A bientôt !

 

Nadège

Tu as aimé cet article ? N'hésite pas à partager !! Merci !
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    7
    Partages
  • 7
  •  
  •  
  •  

6 commentaires

  • laure

    Bonjour Nadège, merci pour ce chouette article 🙂 Pour le peu de gabarit que j’ai déjà fait , je prends les couvertures des cahiers de mes enfants, ceux en plastiques souples transparents. On en voit de plus en plus en magasins. ça recycle aussi !
    Par contre, pourrais-tu me donner une précision stp : lorsque tu parles des gabarits de Marti Mitchelle, je ne comprends pas à quoi sert “trou pour marquer le point de jonction”. C’est quoi ce que tu appelles le point de jonction ? ça sert à quoi ? ça fait la jonction entre quoi et quoi ? Désolée pour ces questions je n’arrive pas à me figurer de quoi tu parles. Merci et à bientôt !

    • Nadège Fily

      Bonjour Laure,
      Merci pour ton commentaire et pas de soucis pour les questions, au contraire! Oui, les couvertures de cahiers en plastiques légèrement rigides peuvent être un bon moyen de recycler.

      Tous les gabarits de Marti Mitchell ne proposent pas ces petits trous, mais c’est vraiment pratique. En positionnant le gabarit sur le tissu, tu introduis ton stylo dans le trou, le point réalisé au crayon marque le début ou la fin de la couture. Lorsque je les utilise, une fois les points marqués, je trace un trait léger d’un point à l’autre en prenant soin de ne pas déformer le tissu, car cela déformerait la taille de ton trait.

      Le point de jonction délimite le début ou la fin du trait de couture. Lorsque tu couds deux pièces de tissus ensemble, c’est le point de départ de ta couture, c’est là que tu piques en premier, et c’est dans ce point que tu t’arrêtes également. Et lorsque tu couds plusieurs éléments (une troisième pièce de tissu sur deux éléments cousus ensemble par exemple), le point de jonction, c’est le carrefour des coutures de ces trois éléments.

      Ca va ? Je ne t’ai pas embrouillé ? Je prépare une série de videos pour compléter certaines explications… N’hésite pas à aller jeter un oeil sur le lexique (https://patchwork-facile.com/lexique-de-patchwork/), tu trouveras peut-être des éléments de réponse également. A bientôt !

  • Claire

    Un petit truc que j’utilise pour éviter que le tissu ne glisse lorsque qu’on reporte la forme du gabarit :
    Il y a de nombreuses années j’ai pris une plaque de contreplaqué (5mm d’épaisseur environ, cela suffit et de taille légèrement plus grande que la feuille qui sera collée dessus) et j’ai collé dessus une feuille de papier de ponçage (grain fin à trouver au rayon bricolage) . Le tissu posé dessus est stabilisé et ne bouge pas. Je n’ai rien inventé mais c’est très pratique.

    • Nadège Fily

      Bonjour Claire ! J’ai entendu parler de cette technique, mais je n’ai pas encore eu l’occasion d’essayer. Je vais tester rapidement. Avec un chéri bricoleur, je devrais trouver mon bonheur ! 🙂 Merci de partager tes astuces avec nous !

    • Nadège Fily

      Bonjour Yakéné,

      Bienvenue sur le blog ! Merci pour ton commentaire ! J’ai envie que ce soit le plus clair possible pour tout le monde !

      C’est une bonne idée d’inviter les copines sur le blog ! On a toutes de bonnes (ou moins bonnes) expériences à partager ! C’est si enrichissant ! A bientôt !

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ton cadeau : 

Mini Formation GRATUITE 

Mes premiers pas au patchwork